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Géopolitique(s)
Citation de Guillaume GRISTI le 10 avril 2026, 11h19Il y a des moments où les termes "politiquement corrects" ne suffisent plus.
Des immeubles s'effondrent sur des familles en Ukraine. Des enfants sont 'déplacés' : arrachés à leur sol natal, transférés de force en Russie, soumis à une rééducation systématique en phase avec la propagande du régime. Le terme juridique existe: Il s'appelle déportation.
À Gaza, des milliers de morts civils documentés, répertoriés, attestés. Des hôpitaux et des écoles mis hors d'état de fonctionner. Des populations qui meurent de faim pendant que des convois humanitaires stationnent aux checkpoints, immobilisés par décision administrative.
Le droit à la légitime défense est un principe juridiquement fondé. Mais ce qui se déroule à certain endroits en excède manifestement le cadre. Les chiffres et les images existent. Détourner le regard est un choix.
En Amérique latine, des économies asphyxiées de l'extérieur par des régimes de sanctions qui n'atteignent pas les gouvernants — ils frappent les populations. Des générations entières grandissent dans des pays mis à genoux par des décisions arrêtées à des milliers de kilomètres, dans des enceintes feutrées, par des acteurs qui n'en vivront jamais les conséquences.
À Hong Kong, des journalistes sont incarcérés. Des mandats démocratiques dissous par décret. Des manifestants pacifiques condamnés à de lourdes peines pour avoir réclamé ce qui leur avait été garanti par écrit.
Taïwan vit sous la menace d'une annexion militaire — explicite, réitérée, et assumée.
Ces crises sont des choix. Assumés par des gouvernements, des états-majors, des chaînes de commandement. Derrière chaque décision, des individus ont apposé leur signature en pleine connaissance de cause. Derrière chaque victime, aussi.
Le droit international n'est pas une aspiration abstraite. C'est un corpus de règles négociées, signées, ratifiées — conçu précisément pour que la puissance ne s'exerce pas impunément contre la vulnérabilité. Lorsque ces règles sont transgressées sans conséquence, elles cessent d'avoir la valeur qui leur a été conférée. Et lorsqu'elles cessent d'exister, ce sont invariablement les mêmes qui en subissent le coût. Non pas les décideurs ; mais les populations.
Alors que fait-on ? On n'interrompt pas une guerre avec une publication sur les réseaux. Mais il existe des leviers réels : Croiser les sources. Chercher qui finance ce que vous lisez. Comprendre avant de relayer.
Nommer les choses avec exactitude. Refuser la fausse équivalence — celle qui invoque des torts symétriques pour s'épargner de désigner lequel des deux camps bombarde des hôpitaux. Les mots ont une charge. Les employer en connaissance de cause est un début.
Voter. Les institutions ne changent pas spontanément — elles changent quand leurs représentants savent qu'ils sont tenus comptables. Se référer à ceux qui documentent — journalistes, ONG, observateurs internationaux,..
La dignité humaine n'appartient à aucun camp. Elle ne se défend pas à géométrie variable. Elle se défend partout — ou nulle part.
Il y a des moments où les termes "politiquement corrects" ne suffisent plus.
Des immeubles s'effondrent sur des familles en Ukraine. Des enfants sont 'déplacés' : arrachés à leur sol natal, transférés de force en Russie, soumis à une rééducation systématique en phase avec la propagande du régime. Le terme juridique existe: Il s'appelle déportation.
À Gaza, des milliers de morts civils documentés, répertoriés, attestés. Des hôpitaux et des écoles mis hors d'état de fonctionner. Des populations qui meurent de faim pendant que des convois humanitaires stationnent aux checkpoints, immobilisés par décision administrative.
Le droit à la légitime défense est un principe juridiquement fondé. Mais ce qui se déroule à certain endroits en excède manifestement le cadre. Les chiffres et les images existent. Détourner le regard est un choix.
En Amérique latine, des économies asphyxiées de l'extérieur par des régimes de sanctions qui n'atteignent pas les gouvernants — ils frappent les populations. Des générations entières grandissent dans des pays mis à genoux par des décisions arrêtées à des milliers de kilomètres, dans des enceintes feutrées, par des acteurs qui n'en vivront jamais les conséquences.
À Hong Kong, des journalistes sont incarcérés. Des mandats démocratiques dissous par décret. Des manifestants pacifiques condamnés à de lourdes peines pour avoir réclamé ce qui leur avait été garanti par écrit.
Taïwan vit sous la menace d'une annexion militaire — explicite, réitérée, et assumée.
Ces crises sont des choix. Assumés par des gouvernements, des états-majors, des chaînes de commandement. Derrière chaque décision, des individus ont apposé leur signature en pleine connaissance de cause. Derrière chaque victime, aussi.
Le droit international n'est pas une aspiration abstraite. C'est un corpus de règles négociées, signées, ratifiées — conçu précisément pour que la puissance ne s'exerce pas impunément contre la vulnérabilité. Lorsque ces règles sont transgressées sans conséquence, elles cessent d'avoir la valeur qui leur a été conférée. Et lorsqu'elles cessent d'exister, ce sont invariablement les mêmes qui en subissent le coût. Non pas les décideurs ; mais les populations.
Alors que fait-on ? On n'interrompt pas une guerre avec une publication sur les réseaux. Mais il existe des leviers réels : Croiser les sources. Chercher qui finance ce que vous lisez. Comprendre avant de relayer.
Nommer les choses avec exactitude. Refuser la fausse équivalence — celle qui invoque des torts symétriques pour s'épargner de désigner lequel des deux camps bombarde des hôpitaux. Les mots ont une charge. Les employer en connaissance de cause est un début.
Voter. Les institutions ne changent pas spontanément — elles changent quand leurs représentants savent qu'ils sont tenus comptables. Se référer à ceux qui documentent — journalistes, ONG, observateurs internationaux,..
La dignité humaine n'appartient à aucun camp. Elle ne se défend pas à géométrie variable. Elle se défend partout — ou nulle part.
